Ah oui, je sais c'est un prix Goncourt ! ma foi Robert Merle aurait pu, s'il l'avait voulut, crier au plagiat !
voyons juste les deux descriptions tirées de Wikipédia.
Pour les bienveillantes : "Il s’agit des mémoires d’un personnage fictif, Maximilien Aue, qui a participé aux massacres de masse nazis comme officier SS."
Pour La mort est mon métier ; "La mort est mon métier sont les pseudo-mémoires de Rudolf Höß1 (renommé Rudolf Lang dans l'ouvrage)"
La mort est mon métier a été écrit en 1948 et publié en 1942, les bienveillantes en 2006. Une fois que vous aurez lu La mort est mon métier, vous vous demanderez certainement comment on a pu porter au nues Les bienveillantes et prétendant que ce serait l'ouvrage de référence sur la Shoa du point de vue des nazis.
Que ces gens ont la mémoire courte ^^
D’abord, n"oublions pas que les Bienveillantes ont provoqués plus d'une polémique quant à la qualité du travail, de la psychologie du personnage, du système d'extermination etc...
Monsieur Merle, lui a suivi de très près le procès de Nuremberg et s'en est très largement inspiré. Il ne s'est pas amusé à créer pour son personnages des désordres psychologiques dus à une éventuelle homosexualité, refoulée ou pas, à des pratiques sexuelles supposées douteuses,
Le héro de Robert Merle n'est pas un baroudeur de la guerre comme celui de Jonathan Littell. c'est un administrateur, un bureaucrate, Ce n'est pas un homme qui tue par conviction ou par haine. c'est un homme à qui on a confié une tache : trouver le moyen d'exterminer un maximum de juifs dans un minimum de temps et en laissant un minimum de traces.
Et c'est là la vraie différence entre les deux romans, car la haine et la conviction peuvent provoquer l'empathie et de par le fait, détourner l'objectif du roman, la froideur administrative du héro de merle en comparaison, relève toute l'horreur et l'inhumanité du procédé.
De plus, les qualités d'écrivain de Robert merle ne sont plus à mettre en doute, je vous reparlerai sous peu de ce Monsieur et de ses oeuvres.
Si vous hésitez entre les deux, prenez La mort est mon métier. D'abord il est beaucoup plus léger que les bienveillantes, mais en plus il est beaucoup plus digeste au point de vue lecture !
